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(Mise à jour Décembre 2022)

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Mission au mois de Novembre 2022
Blandine, Béatrice, Hubert et Denis ont  effectué une mission au Burundi qui fut très riche en rencontres et en nouveaux projets. Leur rapport sera bientôt disponible sur ce site.

Des abeilles au secours de jeunes en réinsertion
Nous voici, Hubert, Beatrice et Denis à Gihéta dans le centre de Tharcisse. Début octobre ce dernier, avec qui nous avions mené à bien de nombreux projets*, est décédé : en arrivant sur place nous avons bien entendu une pensée pour lui, nous le connaissions bien et l’apprécions beaucoup… Silas, qui a pris sa succession, nous accueille.
Aujourd’hui nous allons parler apiculture. Silas a réuni autour de lui 10 jeunes qui ont tous le même projet : installer chacun deux ruches, collecter et vendre directement leur miel. Certains d’entre eux ont déjà des ruches traditionnelles qui leur permettent de récolter 2 fois 5 kg de miel par an quand tout va bien. La récolte est difficile, l’extraction du miel très compliquée. Les nouvelles ruches qu’ils construisent leur permettront de récolter chacun plus de 50 kg de miel** par an.
Sur place, ces jeunes chômeurs vont recevoir la formation dispensée par Silas (lui-même apiculteur expérimenté) et construire avec l’aide d’un menuisier leurs propres ruches. Quant à nous, nous allons leur apporter le petit capital nécessaire (environ 300 000 Fbu par bénéficiaire soit 80 euros) : Bois et matériaux pour fabriquer les ruches (20 au total), lève cadres, gants, enfumoirs, brosses, habits de protection et bien sur les précieux essaims. Les combinaisons de protection et les enfumoirs seront mutualisés. Quant aux étapes d’extraction, de filtration et de mise en pot, Silas mettra à leur disposition son matériel. C’est également Silas qui s’est engagé à collecter les remboursements de crédit pour faciliter le travail de Jean Claude (Gihéta est à 3 heures de route de Bujumbura). Il ne reste plus qu’à élaborer les comptes d’exploitation prévisionnels pour définir le montant, la périodicité et la durée des remboursements. Ce sont des projets très rentables qui devraient pouvoir être totalement remboursés en moins d’un an !!!
Nous quittons Gihéta confiants et décidons d’aller voir à quelques kilomètres le centre de Gishoa village des « tambourinaires de Burundi ». Nous assistons là à un spectacle extraordinaire. La suite de la journée nous conduira à Bururi par la RN 17, en réalité une piste défoncée, qui mettra à rude épreuve nos vertèbres lombaires pendant plus de 3 heures pour 49 km…
*Nous avons en particulier mené à bien ici de nombreux projets cochons (une quinzaine environ) et très récemment organisé une formation « vétérinaire »  à destination des bénéficiaires, ce afin de détecter plus facilement les maladies et de les prendre directement en charge sans avoir à payer un vétérinaire.
** tout comme le lait de vache, le miel est un aliment traditionnel très prisé au Burundi

N’DAGALA
N’dagala, n’dagala… c’est la voix de ces femmes qui sonne dans les rues de Kanyosha. Un plateau sur la tête, elles arpentent les rues en quête de clients pour leurs petits poissons du lac. Elles sont allées acheter un seau de ces N’dagala le matin aux pécheurs du lac et essayent de les écouler auprès des habitants du quartier.

Pour elles, la journée a commencé très tôt vers 5h30 du matin : elles sont passées voir un usurier qui leur a prêté pour la journée 200 000 Fbu (soit 70 euros environ) somme qu’elles devront lui rendre le soir avec les intérêts (7500 Fbu soit la moitié de leur bénéfice). Elles se sont rendues sur les bords du lac, ont acheté leur précieux seau, réparti les poissons en poignées sur leur plateau et engagé leurs déambulations sonores dans le quartier. Si par malheur elles n’ont pas tout écoulé dans la journée, elles rentreront chez elles pour faire sécher le restant au soleil*. Chaque jour de pêche, l’opération recommence, chaque jour qui passe l’usurier ponctionne 50 % de la recette, laissant ces femmes sans possibilité d’acquérir directement ce précieux seau.
Nous sommes dans la cour de Jean Claude, ce dernier les a toutes les cinq conviées**  pour étudier ensemble la mise en place d’un microcrédit : elles nous expliquent leurs vies, leur activité, nous parlent de leurs situations familiales ; elles comprennent vite notre démarche et lorsque nous expliquons que notre taux du crédit est de 0 %, nous avons droit à une salve d’applaudissement.
Nous allons, avec l’aide de Jean Claude, mettre en place ces 5 projets dès le mois prochain en apportant à chacune les 200 000 Fbu nécessaires. Ce crédit sera remboursé en quelques mois. Elles pourront alors acquérir directement leurs poissons et ainsi, à l’avenir, doubler leurs revenus.
Nous nous quittons tous avec un grand sourire aux lèvres convaincus, une fois de plus, que ce microcrédit de 70 euros va permettre de changer leurs vies, de scolariser leurs enfants et de manger à leur faim… à suivre
*ces poissons seront par la suite vendus pour préparer des sauces destinées à ajouter un peu de protéines aux bouillies de manioc servies aux enfants
** deux des mamans ont demandé à leurs ainés de les représenter